samedi 18 avril 2009

Voter ou ne pas voter ?

Chaque fois qu'il y a des élections - et ça revient souvent - je me pose la question.
Irai-je pisser dans le violon, ou m'abstiendrai-je ?

« Préférez-vous être rôtis ou bouillis ?
- Mais, nous ne voulons pas être mangés !
- Vous sortez de la question. »


Les électeurs se démobilisent, moi le premier, parce qu'ils savent qu'il n'y a pas véritablement d'enjeu à leur niveau, et que pour citer un journaliste d'ici qui est très agaçant, très malhonnête, mais qui a le sens de la formule : les gouvernements ont autant de liberté qu'un semi-remorque qui recule dans une ruelle.

Et puis j'y vais quand même. Parce que ce n'est pas un si grand effort, parce que ça me donne l'illusion qu'on me demande vraiment mon avis - même su je ne me fais pas d,illusions sur la démocratie de pure forme que nous vivons - et parce que je me dis que lorsque ces gens - pas les politiciens, mais ceux qui tirent les ficelles - ne se donneront même plus la peine de préserver les apparence, ça risque d'être encore pire.

En fait, la politique, ce sont les jeux du cirque qui font tenir tranquille la plèbe, rien de plus.

Aller au cirque un an sur trois ou quatre, ce n'est pas insupportable.

3 commentaires:

Lily a dit…

à quelle élection fais tu allusion ? je suis perdue un peu ;)

Thibaud a dit…

Je fais allusion à toutes et à aucune en particulier. J'ai reçu récemment les papiers pour les élections des Français de l'étranger... et j'ai discuté avec des Belges des prochaines élections chez eux... et les municipales chez moi... et... et... le sentiment de la futilité m'étreint.

Thibaud a dit…

C'est dur, le métier de politicien, depuis que c'est devenu un métier de professionnels...

En fait, et comme tous les autres métiers du spectacle, il est entaché de servitudes.
L'art de paraître est une lutte de tous les instants

Quand on pense que Marilyn Monroe devait se cacher tant qu'elle n'était pas maquillée, alors qu'elle n'était même pas politicienne.

Ensuite, ces mêmes amuseurs viendront exiger que nous leur fassions confiance, alors que leur rôle est manifestement purement cosmétique et que les rares qui ont des idées se font éjecter au profit de plus décoratifs.

C'est ce qui s'est passé dans ma circonscription, où un philosophe a été remplacé par un jeune loup dont l'ambition tient lieu de programme.

Mais qui faut-il en blâmer ?

Quand un reflet sur le nez est plus important que la teneur des propos et les actes, c'est que le métier de citoyen est décidément bien galvaudé.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/05/11/les-conseils-de-maquillage-de-gordon-brown-oublies-dans-un-taxi_1191662_3214.html#xtor=RSS-3210